04/06/2012

Manifeste - Défense de EPE (FRANÇAIS) - Associação 25 de Abril de Genève


Madame, Monsieur,

L'enseignement de la langue et de la culture portugaises en Suisse est menacé de «mort», en raison des politiques de suppressions budgétaires et des licenciements d'enseignants, menés par le gouvernement du Portugal, lequel prétend percevoir une taxe de 120 euros pour chaque élève, lors de l'inscription dans les cours de portugais.
Il est bien connu de tous, l'importance que la maîtrise de la langue du pays d'origine a par rapport à la réussite de l'apprentissage des élèves, dans l'école suisse, aussi pour une meilleure intégration dans le pays d'accueil.
De ce fait, un groupe de citoyens, membres de l’association «Association 25 avril à Genève» a décidé de rédiger un manifeste en défense du droit de tous les Portugais "Immigrés" à l'accès à l'éducation ouverte et libre, tel que déterminé par la Constitution du Portugal.
C’est pourquoi nous appelons aussi les citoyens suisses épris d’humanisme à soutenir notre action. Cela concerne ceux qui pratiquent le portugais et ceux qui, sans parler portugais, veulent défendre une langue qui appartient à une des plus grandes communautés étrangères en Suisse.
Nous faisons appel à votre conscience civique et sollicitons votre appui/ adhésion de membres de la société civile, politique et de l'éducation du pays d'accueil.

Merci d’avance pour votre soutien.


MANIFESTE
«En défense du droit constitutionnel
des enfants d’émigrés
à l’enseignement du Portugais 
gratuit et de qualité»

Les principes et les garanties consacrés dans la Constitution portugaise, mettent en relief l’article 74 qui mentionne que tous ont le droit à l’enseignement avec une garantie de droit à l’égalité d’opportunités et d’accès à la réussite scolaire, et également, lors de la réalisation de la politique d’enseignement, il revient à l’Etat d’assurer gratuitement aux enfants d’émigrés l’enseignement de la langue portugaise et l’accès à la culture portugaise.

En Démocratie, la Constitution est souveraine et c’est elle qui donne corps et âme à la souveraineté du peuple.  On ne peut, de ce fait, accepter que certains gouvernants se positionnent au-delà des piliers du régime démocratique en usant et abusant du pouvoir que la démocratie leur a conféré.

L’instauration d’une taxe d’inscription obligatoire de 120 euros afin de garantir l’accès des enfants d’émigrés portugais aux cours de Langue et Culture portugaise du réseau de l’enseignement publique,  dès la prochaine année scolaire (2012/2013), est une décision discriminatoire et illégale, laquelle sanctionne, grossièrement, les dispositifs constitutionnels et que, alliée à d’autres décisions non pondérées mises en place récemment, finira pour blesser de mort l’Enseignement du Portugais à l’Etranger (EPE).

En ce qui concerne la Suisse, le refrain a été donné: I – réduction, pendant l’année scolaire en cours, de dizaines d’enseignants, ce qui pourra ne pas en rester là; II – démantèlement des Services de Soutien et décapitation des Structures de Coordination: III – procédure confuse de la pré-inscription des élèves pour la fréquentation de la prochaine année scolaire, laquelle a mis à l’écart du système 2000 enfants, ce qui ramène, à l’heure actuelle, de 15000 à environ 13000 inscriptions, quand nous savons que le flux migratoire portugais vers la Confédération Helvétique a augmenté a une cadence et à un rythme frénétiques ces derniers mois: IV – tendance pour un résultat final encore plus désastreux, considérant le risque d’augmentation exponentielle d’élèves poussés à sortir du système, par insuffisance économique de beaucoup de parents qui se trouveront, de ce fait, empêchés de payer la taxe d’inscription des enfants pour une validation définitive desdites inscriptions scolaires: V – existence d’une forme d’autoritarisme hypocrite de la part des politiciens responsables de l’Enseignement, accompagnée de stimulations et financements d’actions de groupes non représentatifs de la communauté, lesquels visent à soutenir leurs politiques: VI – manque de transparence et de clarification par rapport à la gestion et à l’application de 1,8 millions de francs suisses de taxes d’inscription.

Face à un tel affront à l’Etat démocratique et aux droits des émigrés portugais, les membres de l’ "Association 25 Avril de Genève", et tous les démocrates qui se relient à eux, portugais et étrangers, réaffirment être prêts à tout faire pour contredire les désirs de  tous ceux qui prétendent supprimer une des réussites les plus plausibles de la révolution d’avril de 1974: le droit à un Enseignement gratuit et Universel.

Notre conscience de citoyens, engagés et responsables, s’indigne en constatant que les intervenants du triangle de l’Enseignement – Parents, Elèves et Enseignants – sont totalement ignorés, lorsque non marginalisés, par une «élite» de souverains aux prétentions paternalistes mais sans la moindre conviction démocratique. Il nous incombe, ainsi, de combattre cette vision régressive du processus démocratique, qui suppose que le pouvoir conquis dans les urnes par les politiciens, leur donne la permission de déchirer la Constitution et les Lois.

Nous proposons une ferme mobilisation de la communauté portugaise en Suisse en faveur de la préservation d’un Enseignement du Portugais de qualité et gratuit pour tous, et réfutons l’action de ceux qui utilisent des subterfuges pour éloigner nos enfants de la Nation.

Nous faisons appel à tous les Parents et Représentants légaux à
ne pas payer la taxe d’inscription scolaire

La Force de notre Raison… c’est la Constitution!
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"Associação 25 de Abril“
Case Postale 20 – 1211 Genève 13
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03/06/2012

Deutsche Version - Manifesto Defesa do EPE (Associação 25 de Abril - Genève)

MANIFEST 
 ZUR VERTEIDIGUNG DES VERFASSUNGSMÄSSIGEN RECHTES DER MIGRANTENKINDER
AUF EINEN KOSTENLOSEN UND QUALITATIV GUTEN PORTUGIESISCH-UNTERRICHT

Die in der portugiesischen Verfassung verankerten Prinzipien und Garantien offenbaren im Artikel 74, dass alle Anspruch auf das Unterrichtswesen haben mit der Garantie auf das Recht der Chancengleichheit im Bezug auf den Zugang und Schulerfolg und dass es in der Verwirklichung der Schulpolitik dem Staat obliegt, den Kindern der Migrantinnen/Migranten den Unterricht der portugiesischen Sprache und den Zugang zur portugiesischen Kultur kostenlos zuzusichern.

In der Demokratie ist die Verfassung souverän, da sie es ist, die der Souveränität des Volkes Körper und Seele verleiht. Deswegen ist es inakzeptabel, dass sich gewisse Herrschende über die Pfeiler des demokratischen Regimes stellen und die Macht benutzen und missbrauchen, die ihnen die Demokratie anvertraute.

Die Einführung eines obligatorischen Schulgeldes von 120 Euro zur Garantie des Zuganges der Kinder der portugiesischen Migrantinnen/Migranten zu den Kursen der Portugiesischen Sprache und Kultur des Netzes des Öffentlichen Schulwesens ab dem nächsten Schuljahr (2012/2013), ist eine diskriminierende und illegale Entscheidung, die grob die verfassungsmäßigen Bestimmungen verletzt und die zusammen mit den anderen kürzlich in die Praxis umgesetzten unüberlegten Entscheidungen, auf den Tod des Portugiesisch-Unterrichtes im Ausland (EPE) hinauslaufen.

Im Bezug auf die Schweiz wurde die Richtung schon vorgegeben: I – Verringerung, noch während des laufenden Schuljahres von Dutzenden von Lehrern, die vielleicht noch nicht abgeschlossen ist; II - Zerstückelung der Unterstützungsdienste und Enthauptung der Koordinationsstrukturen; III - konfuser Prozess der Voreinschreibung der Schüler für den Besuch des nächsten Schuljahres, der 2000 Kinder außerhalb des Systems liess und dazu führte, dass die Einschreibungen von gegenwärtig 15000 auf ungefähr 13000 eingeschriebene Schüler herabfielen, obschon man doch weiss, dass sich der portugiesische Migrationsfluss in die Schweiz in den letzten Monaten in einer frenetischen Kadenz und Rhythmus vergrössert hat; IV – Tendenz, dass das Endergebnis noch unglückseliger sein wird, da das Risiko besteht, dass die Anzahl der Schüler, die aus dem System gedrängt werden, noch exponentiell zunimmt, dadurch dass viele Erziehungsberechtigte aufgrund ungenügender wirtschaftlicher Mittel verhindert sind, die Zahlung des Schulgeldes der Kinder für die endgültige Bestätigung der entsprechenden Schuleinschreibungen auszuführen; V - Existenz einer Form von heuchlerischem Autoritarismus eines Teiles der politischen Verantwortlichen, die für das Unterrichtswesen verantwortlich sind, zusammen mit Anreizen und Finanzierungen von Aktionen von Gruppen, die wenig oder gar nicht repräsentativ für die Portugiesische Gemeinschaft sind und von denen sie sich  eine Unterstützung für ihrer Politik erhoffen; VI - Fehlen von Transparenz und Klarheit über die Art und Weise wie die ungefähr 1,8 Millionen Schweizer Franken, die durch das Schulgeld eingenommen werden, benutzt und verwaltet werden sollen.

Aufgrund der grossen Beleidigung des Demokratischen Staates und der Rechte der portugiesischen Migrantinnen/Migranten bestätigen die Mitgliedern des “Vereins 25 vom April von Genf” und aller Demokraten, die sich ihnen anschliessen, Portugiesen oder Ausländer, noch einmal, dass sie alles machen werden, um dem Vorhaben derer entgegenzuwirken, die beabsichtigen, eine der wertvollsten Errungenschaften der Revolution vom April 1974 zu liquidieren: das Recht auf den kostenlosen und universellen Unterricht.

Wir fügen hinzu, dass unser Gewissen als engagierte und verantwortliche Bürger sich empört, wenn wir sehen, dass die Beteiligten am Dreieck des Unterrichtswesens– Eltern, Schüler und Lehrer– durch eine «Elite» von Politikern völlig ignoriert, um nicht zu sagen marginalisiert werden, die paternalistische Bestrebungen haben, aber auch nicht die  geringste, demokratische Überzeugung. Es obliegt uns also, diese regressive Vision des demokratischen Prozesses zu bekämpfen, die bedeutet, dass die von den Politikern an den Urnen eroberte Macht, ihnen das Recht verleiht, die Verfassung und die Gesetze zu zerreissen.

Wir schlagen eine starke Mobilisierung der portugiesischen Gemeinschaft in der Schweiz zugunsten des Erhaltes eines Unterrichtswesens des Portugiesischen vor, das qualitativ gut und für alle kostenlos ist und lehnen die Handlungen derer ab, die heute eine List benutzen, um unsere Kinder von der Heimat fernzuhalten.

Wir appellieren an alle Erziehungsberechtigten, das Schulgeld nicht zu bezahlen.

Die Kraft unserer Begründung liegt ... in der Verfassung!
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Verein 25. April in Genf («Associação 25 de Abril de Genebra»)
Postfach 20 
1211 Genève 13
Tel.: 0041 76 398 21 42
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Verein 25. April in Genf
Kontakte:
Marisa Pereira (Vereinspräsidentin)
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E-mail: lunita_778@msn.com

Carlos Cruz (Rechnungsprüfungkomission)
Mobile: 0041 78 624 94 78
E-mail: calmeidacruz@gmail.com

Comunicado do SPCL - Luta pelo EPE (1 de Junho 2012)

 
SINDICATO DOS PROFESSORES NAS COMUNIDADES LUSÍADAS

O SPCL NÃO DESISTE
O SPCL É COERENTE
O  SPCL  LUTA  PELO  EPE  E  PELOS  SEUS  PROFESSORES

Caras e caros colegas do EPE

Como esperamos ser do conhecimento de todos, a ação do SPCL, apoiada pela FNE, tem sido caraterizada pela coerência e dedicação em defesa de um Ensino Português no Estrangeiro com qualidade e continuidade, assim como temos defendido, a todo o custo, a dignidade pessoal e profissional dos professores e os postos de trabalho dos mesmos.
Nunca nos deixámos enganar por promessas ilusórias e inevitabilidades falsas, como nos foram apresentadas pelo CICL em novembro passado “se não retirarmos agora 49 professores do sistema, temos de retirar 200 no fim do ano.”
Não acreditámos, não aceitámos, denunciámos e protestámos.
E continuaremos a não acreditar, a não aceitar, a denunciar e a protestar. Sempre, e sem reservas.
É esta a nossa linha, e sempre foi. Temos plena consciência, e várias vezes o declarámos, que o sistema de EPE está a ser destruído intencionalmente, sob pretextos economicistas com que tentam disfarçar a inexistência de vontade política para manter um sistema que já se encontra reduzido à expressão mínima.
Somos atualmente menos de 400 professores na Europa, e, com base na redução artificial do número de alunos, causada pela propinas, existe a forte possibilidade de sermos ainda menos.
Não podemos de modo algum pactuar com a atual política de destruição de um sistema de ensino que serve os interesses da comunidade portuguesa no estrangeiro e que contribui fortemente para manter e reforçar e elo de ligação dos portugueses além-fonteiras àquela que continuam a considerar a sua pátria.
Não é crível que não haja verba para manter os 400 docentes atuais. Não será por retirar mais docentes do EPE que a situação económica de Portugal melhorará. Mas poderá a longo prazo piorar, se os empresários portugueses e luso-descendentes no estrangeiro se começarem a afastar de um país que não os reconhece como cidadãos de pleno direito.
Será um erro total e de consequências irreparáveis, o de terminar com o EPE.
A Constituição da República Portuguesa considera tarefas fundamentais do Estado assegurar o ensino e defender e valorizar permanentemente a língua portuguesa, defender o seu uso e fomentar a sua difusão internacional.
Uma “catastroika” passageira nunca poderá ser usada como desculpa para implementação de medidas que desrespeitam os direitos dos portugueses no estrangeiro.
Com a transparência, honestidade e coerência que até agora têm caraterizado as suas ações, o SPCL continuará a defender o EPE e os seus professores. 

Convosco, sempre.

Nuremberga, Alemanha, 2 de junho de 2012

                                                                                  Maria Teresa Nóbrega Duarte Soares
                                                                                           Secretária- Geral do SPCL